C’est une première pour Fast Retailing. L’Amérique du Nord et l’Europe réunies rapportent désormais davantage au groupe que la Grande Chine : 877,6 milliards de yens contre 724 milliards, selon les chiffres rapportés par Reuters le 8 octobre.
La Chine reste un marché lourd. Près de 900 magasins Uniqlo, et des résultats en hausse en monnaie locale d’après FashionUnited. Mais elle n’est plus le premier relais de croissance du groupe hors du Japon.
Un exercice record, au-dessus des attentes
Clos le 31 août 2026, l’exercice affiche 3 960 milliards de yens de chiffre d’affaires, en hausse de 16,6 %. Le résultat d’exploitation grimpe de 31,7 %, à 743,1 milliards de yens. Cinquième record annuel d’affilée. Il dépasse à la fois la prévision du groupe (730 milliards) et la moyenne des 16 analystes interrogés par LSEG (726,45 milliards).
Uniqlo International fait l’essentiel du travail : 2 410 milliards de yens de ventes (+26,2 %) et 448,1 milliards de résultat d’exploitation (+44,9 %). Au Japon, la progression est plus modeste, à 1 080 milliards de yens (+5,7 %). GU fait presque du surplace, à 336,7 milliards (+1,8 %), en dessous de ses objectifs internes.
La suite
Pour l’exercice qui s’achèvera fin août 2027, le groupe vise 4 450 milliards de yens de ventes (+12,3 %) et 830 milliards de yens de résultat. Le dividende prévu passe à 900 yens par action.
Tadashi Yanai, fondateur et président, a redit son objectif de 10 000 milliards de yens de ventes annuelles, soit environ 500 milliards de plus chaque année. « Dans l’habillement, 500 milliards de yens, c’est déjà une entreprise énorme », a-t-il déclaré, cité par Reuters. Au Japon, la direction prévient que le yen faible renchérit les importations et pourrait conduire à des hausses de prix.
Pour les bailleurs et les centres commerciaux d’Europe et d’Amérique du Nord, le signal mérite d’être suivi de près : la croissance de l’enseigne se joue désormais en grande partie chez eux.
